Introduction 2

« Les artisans des villages de Chàng Sdn et de Nhân Hién, spécialisés dans la sculpture sur bois et ivoire ont laissé leur cachet sur de grands ouvrages comme le Temple de la Littérature, les maisons communales Dinh Bâng1, Tây Dang, Chu Quyê’n, Tifdng Phiêu, les pagodes Tây Phifdng, Thay. Les commerçants et les artisans étaient organisés en corporations fortement soumises à l’imposition par le monarque »
( Papin P., 2001).
L’industrie textile, regroupée à proximité de la ville de Hà Dông, fut le siège d’une production florissante de soie de qualité au sein d’un cluster d’une dizaine de villages destiné au grand marché de consommation et de redistribution que constitue Hà Nôi (Gourou P., 1936).
Ces activités, si elles cherchaient à satisfaire une large consommation intérieure, ont acquis une réputation au-delà des frontières nationales, telles les toiles de coton du Tonkin et les étoffes de soie. Quant aux céramiques, elles sont écoulées sur les marchés japonais et chinois, grâce à leur réputation de qualité.
L’artisanat était aussi destiné à la vie quotidienne d’une société villageoise tournée vers l’autoconsommation : cotonnades, céramiques, outillage agricole et hydraulique, vannerie, nattes, industries de transformation des produits agricoles (minoteries, huileries, distilleries…) et des produits industriels (métallurgie, papeterie…). La grande variété de matières premières végétales et animales disponibles pour l’artisanat permettait la fabrication de nombreux articles.

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Chaque type d’articles donnait lieu à une infinité de variantes qui était l’activité d’un village spécialisé. La vannerie est la branche connaissant la plus grande variété d’articles. D’une part, car la matière première – le bambou – regroupe au moins huit variétés aux caractéristiques particulières, ce qui permet la fabrication de paniers très variés, de par leurs formes, leurs tailles et leur tressage plus ou moins serrés. Leur usage est multiple : la cuisine, le transport des récoltes ou de la terre, l’irrigation, le séchage des récoltes, leur conservation, l’élevage des vers à soie. Des paniers imperméabilisés étaient destinés au transport de l’eau (Gourou P., 1936). Les feuilles de latanier étaient la matière première d’une importante industrie pour fabriquer des chapeaux et des manteaux.
Au XVIIe siècle, les villages les plus célèbres des environs de Hà Nôi étaient : La Khê, La Câ et La Nôi (province de Hà Tây), spécialisés dans le tissage de la soie, Van Phüc (province de Hà Tây) dans le tissage des brocards, Phùng Xâ (province de Son Tây) dans la soie que l’on utilisait pour fabriquer les turbans.
Les villages de Hifdng Canh, Thô Hà et Phù Lâng (Kinh Bac) et Dinh Xâ (Son Nam) étaient spécialisés dans la poterie ; Dai Bai, De Cau et Dông Mai (Kinh Bac) dans l’étamage et le coulage du bronze et du cuivre, Dào Xâ (Hâi Difdng) dans la fabrication des éventails en papier. Les tisserands professionnels vivaient dans le village de Dan Loan (Hâi Difdng), les joailliers de l’or à Dông Xâm (Thâi Binh) et Dinh Công (Son Nam), les tourneurs du bois à Nhi Khê (Son Nam), les peintres à Hà Vî et Blnh Vong (Son Nam), les travailleurs du cuir à True Lâm, Phong Lâm et Van Lâm villages (Hâi Difdng), et les brodeurs au village de Quât Dông (Son Nam) (Nguyën Thifa Hÿ, 2002).

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