Voyage aux villages de métier au Vietnam 123

Relations entre villages, division du travail et ateliers de maîtres-artisans
Jusqu’à l’époque collectiviste, les artisans de Phü Vinh ne voulaient pas diffuser leurs techniques aux villages voisins. Phü Vinh a pourtant fini par le faire vers de nombreux villages : 20 communes sur les 30 du district pratiquent ce métier. Dans la commune de Trü’Ong Yen (spécifiquement à Phü Yen, autre village de l’itinéraire), les villageois étaient autrefois agriculteurs et travaillaient le bois. Ils se sont mis sur le tard au tressage de bambou.

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Les villages de Phü Nghîa ont davantage de compétence dans le tressage du rotin, plus difficile, tandis que dans ceux de Dông PhüOng Yen (autre commune de l’itinéraire), les artisans sont plus spécialisés dans le tressage du bambou de haute qualité. Dans les autres villages, on ne travaille essentiellement qu’avec le bambou, produisant un tressage moins fin. La vannerie étant strictement manuelle, on ne peut pas fabriquer en grande quantité. La production est dispersée et le travail fragmenté : un foyer tresse le fond du panier, un autre le bord et le troisième le couvercle.
Dix maîtres-artisans ont fait la renommée de Phü Vinh à l’époque contemporaine, dont quatre sont déjà décédés, et à la fin de la guerre d’Indochine (la première), de nombreux artisans ont fui dans le Sud et y ont propagé le métier. Le plus célèbre et dynamique de ceux qui tressent encore ici (et ici-bas), c’est M. Nguyën Vân Trung, la cinquantaine, de Xôm Thüçfng (un hameau de Phü Vinh).

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