Voyage aux villages de métier au Vietnam 129

Balade entre Dôi Ba et Phù Yên
On entre dans le village de Dôi Ba. Les villageois travaillent sur leur pas de porte ou dans la cour et exécutent des commandes. Lorsque nous y sommes passés, tous les artisans installés le long de la rue principale fabriquaient les mêmes paniers, sans doute pour le même patron. Ce village n’a pas de cachet particulier. Mais il faut se faufiler dans les ruelles et vous aurez l’occasion de voir les mille et une façons de tresser les différentes variétés de bambou et la multitude des objets qui sortent des mains des artisans.
Les villages de cette commune ne sont pas particulièrement riches, et le patrimoine architectural n’atteint pas les splendeurs des villages de Bac Ninh ou de ceux qui sont accolés à la digue de la rivière Dày. En continuant la petite route, on arrive au village de Yên Kiên. Là, une pagode assez rustique, datant de près de trois siècles, avec ses stupas dans la cour, vaut le coup d’être visitée. Le moine qui y vit est très accueillant et vous ouvrira peut-être la porte. Les femmes du village y apportent leur ouvrage l’après-midi et tressent ainsi en bonne compagnie. Derrière la pagode se trouve le âinh intéressant, lui aussi, à voir.

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Et un tout dernier village, localisé de l ’autre côté de la route nationale : Phù Yên, de la commune Tru’ông Yên.
Retournez vers Phu Nghia par la nationale 6. Sur la droite, une digue longe étonnamment la route. Après le kilomètre 28, une petite rue passe au travers de cette ciigue et entre dans le village de Phù Yên. Ce village, autrefois spécialisé dans la menuiserie, s’est mis à la vannerie à l’époque collectiviste. Une petite coopérative avait été montée, mais peu de gens y travaillaient car on choisissait les meilleurs artisans. Une vingtaine d’entreprises ont déménagé le long de la route nationale, à cause de la pollution et du manque de place. Il ne reste plus dans le village que les femmes qui tressent en sous-traitance pour ces entreprises (les hommes s’adonnent plutôt à la menuiserie). Celles que nous avons rencontrées utilisent pour la plupart des bâtons de giang de 40 cm et du mây pour les fixer, achetés sur le marché de Dông Phuong Yên, pour tresser des petits paniers. Elles gagnent environ 15 000 VND par jour.
Le village n’est pas très grand. En continuant tout droit, vous trouverez le âinh faisant face à un petit étang. Si vous avez fait les choses dans l’ordre, ce serait votre dernière pause dans la tranquillité avant de reprendre la route vers la cohue de Hà Nôi.
Ces villages de vanniers sont relativement calmes et agréables à visiter car ce sont des lieux encore marqués par l’agriculture. Le métier artisanal se concentre dans l’intimité des foyers, les grandes entreprises ayant pratiquement toutes déménagé le long de la route nationale. On est loin ici de l’effervescence des villages de Bàc Ninh ou de celui de La Phù.

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