Voyage aux villages de métier au Vietnam 47

LE TEMPLE DE LA DAME Ÿ LAN
COMMENT Y ALLER ?
Prenez la sortie de Hà Nôi à l’est par Gia Lâm. Passez le carrefour Nguyên Vân Cù/Nguyën Van Linh et tournez à droite vers l’autoroute (nationale 5) en direction de Hâi Phông. Laissez sur la gauche l’entrée de l’autoroute pour Bac Ninh et à environ 11 km du carrefour Nguyën Vân Cif/Nguyën Vân Linh, prenez à droite la bretelle Difofng Kiêu Ky. Au petit rond-point tournez à gauche pour monter sur le pont qui passe au dessus de l’autoroute. Prenez direction Phô Süi. Vous êtes sur la route départementale n° 182. Deux kilomètres plus loin, vous arrivez au village Phü Thuy (commune de DuOng Xâ) où se trouve la temple de la Dame Y Lan.

Dans les communes de DtfOngXâ et de Phü Thuy (district de Gia Lâm), il y a une vingtaine de temples dédiés à Dame Y Lan, femme du roi Lÿ Thânh Tông (xic siècle), issue d’une lamille de tisserands et de sériciculteurs. Des fêtes lui sont dédiées dans ces deux communes.
Dans le domaine politique, la Dame Ÿ Lan était une grande femme d’Etat et une première concubine du roi qui vécut aux xic-xir siècles. Elle est vénérée par les Vietnamiens dans une centaine de temples qui sont dédiés à sa mémoire, particulièrement dans sa province natale de Bac Ninh.
La pagode, érigée par Y Lan elle-même en 1115, porte le nom de Linh Nhân. Le temple dédié à son culte date de la même période. Parmi les objets d’art anciens conservés au complexe du temple et de la pagode depuis le XIe siècle sont un escalier en pierre, des Bouddhas assis sur deux lions et un autre lion magnifique de plus d’un mètre de haut, également en pierre.

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Il y a un puits où, selon la légende, Y Lan/Tâm gardait un petit poisson magique, l’appelant à la surface chaque jour en chantant. Loin d’être un personnage mythique, Y Lan est une personne historique. Elle s’appelait Lê Thi Yen de son vrai nom. D’origine modeste, très jeune, elle avait perdu sa mère. Elle est associée dans l’imaginaire des Vietnamiens à Tâm, la Cendrillon nationale.

Selon les Annales, le roi Lÿ Thânh Tông, qui âgé de 40 ans n’avait toujours pas produit un héritier mâle afin d’assurer la continuité de sa lignée, fit un pèlerinage à la pagode Dâu (IIe siècle) en passant par DifOng Xâ afin de demander l’intercession du Bouddha. Flânant dans les champs, il aperçut, dans un bosquet de mûriers, une belle fille appuyée contre un magnolia (lan). Il l’aborda et fut surpris de la trouver nullement intimidée et capable de répondre à ses questions avec aplomb et intelligence. Il décida de la ramener à sa cour et lui accorda le titre de « Première Concubine royale Y Lan », ce nom voulant dire : « celle qui s’appuie contre un magnolia ».

Contrairement aux autres femmes du harem, Y Lan s’intéressait aux affaires d’Etat et de la vie publique. Elle s’efforça d’étudier et de se familiariser avec les préoccupations du peuple. En 1069 son mari, partant faire la guerre aux Cham, lui confia la régence pendant son absence. Elle régna avec sagesse et courage au travers d’une époque mouvementée. Un peuple reconnaissant la fit appeler Mère de Mansuétude et lui fit ériger un temple. En 1072, la mort du roi provoqua une nouvelle crise au pays. Encore une fois, Y Lan devint régente et mena les affaires d’Etat tandis que le général Lÿ Thifofng Kiêt repoussait l’invasion des armées chinoises de la dynastie Song.

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