Voyage aux villages de métier au Vietnam 70

Un atelier que l ’on peut visiter : un timonier parmi les tisserands
L’entreprise de M. Triçu Vàn Mào (73 ans) est sise à l’entrée du village, en face de la coopérative. La lignée de M. Mâo produit de la soie depuis plusieurs générations. A l’époque coloniale, les membres de sa famille travaillaient avec quatre ou cinq métiers à tisser manuels et ils vendaient la soie aux Français.
Il a entrepris de rénover des anciens tissus disparus, en soie 100 % (chien tho) et en chanvre. Il a demandé aux personnes âgées qui avaient des tuniques anciennes de les lui prêter pour ensuite les imiter. Il vend ses produits à la bourgeoisie de Hà Nôi et dans son magasin. Depuis sept ans, il tisse du chanvre pour une société japonaise qui fabrique des chaussures. On avait découvert dans les tombeaux anciens des tissus en chanvre et il a essayé de les imiter.
Il loue les locaux de la coopérative, dont il faisait autrefois partie, en tant que gestionnaire. Il voudrait élever et rénover ces locaux pour construire un musée de la soie, restaurer les anciens métiers à tisser et installer de nouvelles machines, mais il n’a pas encore obtenu la permission de le faire. Il a acheté des métiers à tisser à Nam Dinh, qu’il a ensuite transformés pour les adapter au tissage de la soie.

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